Le développement durable : bien comprendre le concept

Pour bien définir ce concept, comprenons que cette notion s’articule autour de 3 grands axes : l’environnement, le social et l’économie. D’une manière générale, le développement durable est un développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre les capacités des générations futures.

Comment agir ensemble de façon plus responsable ?

Cette notion de “développement durable” date de la fin du XIXème siècle et n’a cessé de prendre de l’importance. Les autorités publiques intègrent désormais ce concept à tous les niveaux. Le dilemme de nos jours est donc de concilier les progrès économiques et sociaux en prenant en compte la dimension environnementale.

Agir au niveau de l’économie

Qui dit société de consommation dit inévitablement place prépondérante de l’économie. Nous traversons une période dans laquelle la consommation est omniprésente. Il s’agit donc, dans l’optique d’œuvrer pour le développement durable, de modifier les modes de production, de raccourcir les circuits de livraison pour que la croissance économique ne perturbe pas le développement social et la préservation de l’environnement. De manière concrète, pour agir de façon plus respectueuse à tous les niveaux, plusieurs gouvernements ont instaurés des quotas (pollution, exploitation…) à ne pas dépasser, par exemple.

Œuvrer pour la préservation de l’environnement

Il s’agit de la dimension dont nous parlons et dont nous entendons le plus parler. En effet, à l’heure du réchauffement climatique et de toutes ses conséquences, la question prédominante est : “Comment réduire notre impact (négatif) sur l’environnement dans lequel nous vivons ?”. Les pays industrialisés sont largement acteurs en ce qui concerne l’augmentation de la production et de la surconsommation. Bien que beaucoup d’efforts soient faits et que de nombreuses mesures aient déjà été prises, réduire l’impact de nos sociétés sur l’environnement signifie, ni plus ni moins, réduire la production de déchets et consommer de façon différente. Produire à un rythme effréné cause la destruction des ressources et met en péril la faune et la flore.

RSE et développement durable, une notion majeure pour les entreprises

La notion de responsabilité sociale des entreprises n’est ni plus ni moins la traduction du développement durable pour les entreprises. Elle a pour but de limiter les impacts sociaux et environnementaux négatifs liés au fonctionnement d’une entreprise. Ce concept dédié aux entreprises s’étend même jusqu’aux interactions avec leurs parties prenantes. Il s’agit donc de concilier de façon éthique le développement économique, la responsabilité sociale et l’éco-responsabilité.

L’apparition de la RSE

Le concept RSE est apparu dans les années 1960 et il s’inspire largement du concept « Agir local, penser global ». La notion de développement durable va de pair avec la naissance de la société industrielle. A partir de la seconde partie du 19ème siècle, les entreprises commencent à constater les effets de leurs activités sur l’équilibre social et sur l’environnement. Le monde va ainsi traverser plusieurs crises économiques et sociales qui vont être à l’origine d’une prise de conscience générale. Il s’agit de trouver un modèle plus durable.

La norme ISO 26000 pour définir la RSE

Cette norme publiée en 2010 est le fruit d’une longue négociation entre plusieurs parties prenantes à travers le monde. Elle a été imaginée et approuvée par 99 pays. Ce consensus international définit le périmètre d’action d’une entreprise pour que cette dernière soit qualifiée de RSE. Elle met donc en avant 7 points à prendre en compte :

  • La gouvernance de l’entreprise,
  • Les droits de l’homme,
  • Les relations et les conditions de travail,
  • L’environnement,
  • La loyauté et la légitimité des pratiques,
  • Les questions relatives aux consommateurs,
  • Le développement local.

Cette norme n’est pas certifiable, il s’agit juste d’un guide de lignes directrices que les entreprises peuvent suivre ou non.

La transition énergétique et son objectif écologique

La transition énergétique consiste en un changement du système énergétique actuel vers un modèle basé sur les énergies renouvelables, notamment. L’objectif est de réduire la consommation d’énergie liées à la plupart des activités humaines, logistiques et de transports. L’objectif à long terme est donc de limiter l’utilisation de ressources non-renouvelables (comme le nucléaire par exemple) au profit de celles dites renouvelables (comme le soleil).

Faciliter la transition énergétique avec de la data

En combinant plusieurs données sur la consommation et les équipements, il est maintenant possible de détecter des anomalies dans la consommation d’énergie. Grâce à une meilleure connaissance des consommations des bâtiments (résidentiels et tertiaires), il est maintenant possible de fournir de l’énergie de façon plus contrôlée et donc d’empêcher les déperditions.

Vers une croissance verte

Lutter contre le réchauffement climatique est donc un réel enjeu mondial. La France a validé le 17 août 2015 son nouveau modèle énergétique avec la loi de transition énergétique pour la croissance verte. Cette loi vise à renforcer l’indépendance énergétique de la France et à lutter contre le dérèglement climatique. Elle contient un ensemble de mesures pour mobiliser les particuliers et les entreprises. Cette loi est ambitieuse et se donne pour objectif de réduire d’au moins 40% les émissions de gaz à effet de serre avant 2030 et de baisser la part du nucléaire dans la production électrique de 50%.

La transition énergétique, créatrice d’emplois

Les inégalités face à l’accès aux énergies renouvelables se répercute inévitablement sur les sociétés, creusant ainsi les inégalités sociales. La France a su utiliser la transition écologique comme vecteur de création d’emploi. En effet, en plus de fournir une énergie renouvelable accessible à tous, c’est aussi un moyen de créer de l’emploi. On dénombre 3 marchés qui favorisent la création d’emplois :

  • Le marché du transport avec le besoin en main d’œuvre pour la fabrication de véhicules moins émetteurs de CO2,
  • Le marché de la rénovation énergétique qui a permis une croissance du volume d’emplois de 50%,
  • Le marché des énergies renouvelables qui a doublé en 10 ans avec une augmentation des emplois de 39%.